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avez-vous fait bon voyage

Tout un art

19 Avril 2012 , Rédigé par Oscar Publié dans #tramway

« Mettre du beau, en temps de crise, dans des quartiers déshérités, rendre les gens heureux, c’est formidable !" (Christophe Girard)

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La mairie de Paris participe volontiers à l’éducation des masses laborieuses abruties de télé-réalité et de bière tiède, à travers ses commandes publiques d’art contemporain.

La deuxième tranche de sucrerie destinée à récompenser les artistes méritants sera placée le long des rails est sur les rails du tramway T3…

La ligne de tramway dite des maréchaux (la partie en service) qui dessert le pont du Garigliano et la porte d’Ivry a déjà eu sa part « d’œuvres d’art » qui devait édifier les masses, et élever les consciences.

Aujourd’hui, il n’en reste rien la fameuse cabine téléphonique si « chère » au porte-monnaie des Parisiens a été transformée en « rambuteau » avant d’être retiré par la mairie pour une rénovation. Les autres « sculptures » sont oubliées, hors d’usage (le banc qui murmure, les palmiers qui bougent, le miroir reflet de notre civilisation, etc.) le prix s’oublie, la carcasse reste.

Pour la deuxième partie du tracé (tramway T3 b), celle qui va rejoindre la porte de la Chapelle plusieurs commandes en cours de réalisation par des artistes reconnu par la mairie en vrac : les lapins bondissants, le lampadaire rose, un défilé permanent de fourmis sur une pile de ponts du périphérique… Le prix est indécent (11,2 millions d’euros) a ajouté au prix « sardanapalesque » de l’ensemble.

Et pourquoi ?

Deux raisons principales, récompenser des artistes inconnu mais proche du pouvoir municipal, et faire oublier la vitesse commerciale ridicule de cette ligne de tramway (entre 13 et 14 km/h), bien entendu le tout est accompagné d’un discours abscons genre : « le travail du matériau accompagne la structure mentale du particulier pour le diriger vers son degré de sous-entendement », c’est très fort !

Depuis 1890 (l’arrivée des impressionnistes) les bourgeois se méfient et reste a l’affut de la bonne affaire artistique, aujourd’hui plus personne n’osera se moquer de Van Gogh, de Gauguin, chaque « artiste » ou déclaré tel a droit a un moment de gloire, les ronds point de départementale témoigne de l’intérêt des édiles pour les artistes régionaux (surtout si a l’intérieur de l’œuvre s’installe un radar), alors pourquoi condamner la mairie parisienne ?

 

La démarche est louable, mais élever du mobilier urbain au rang d’œuvre d’art, avoir un discours condescendant a l’adresse d’ignares que nous sommes, pour redonner un peu de lustre a une politique culturelle en panne d’inspiration pour moi ça passe pas !


texte et photo Oscar 

 

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