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avez-vous fait bon voyage

Libre service

19 Décembre 2010 , Rédigé par Oscar Publié dans #Vélib

Aujourd’hui je vais vous parler du Vélib, ou plutôt des contrats qui lient le prestataire du service à la municipalité…

La location de vélos en libre service prend de l’importance et beaucoup de villes moyennes se lancent dans l’aventure. Le premier prestataire de France, pour ce type de service est JC Decaux (à travers ses filiales) propose en échange du marché de l’affichage publicitaire, la gestion et l’installation d‘un service de location de vélos.

Depuis le lancement du Vélib le nombre d’utilisateurs baisse, en 2010 seules 160 000 personnes possèdent un abonnement, en cherchant des informations j’ai découvert que ce chiffre était un peu surévalué 140 000 personnes me semblent un compte plus proche de la réalité…

Périodiquement (presque chaque six mois) le contrat initial est modifié, en faveur du prestataire sous divers prétextes : le vandalisme, l’extension du système,  les nouvelles obligations demandées par la municipalité, enfin a chaque fois quelques millions d’euros supplémentaires entre dans les caisses de JC Decaux. De fait plus le nombre d’utilisateurs baisse plus le service coûte aux municipalités…


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Pourquoi ?

Le contenu des  contrats passé entre l’entreprise et les villes est couvert par le « secret commercial » et rien ne filtre des négociations, mais à chaque fois le système de location est dimensionné au marché publicitaire possible. Si une ville comme Guéret (Creuse) souhaite l’installation de bicyclettes en échange du marché publicitaire, au plus elle peut espérer 5 vélos.

Certaines villes (Montréal) ont choisi de créer un réseau de location municipal et le service est à chaque fois lourdement déficitaire (Montréal 39 millions de $) pour 5 000 vélos !

J’ai lu quelque part (c’est précis), une proposition pour abaisser les coûts du Vélib, la remise en concurrence du service de location de vélos, une bonne idée ? Oui et non une concurrence nécessite des entreprises candidates. Le contrat de JC Decaux cour sur dix ans en 2017 nous verrons si les concurrents se disputes le Vélib.

Mais alors Autolib ? La location de voiture électrique en libre service ne fait l’objet d'aucunes contrepartie, de plus le groupe Bolloré est prêt à investir des sommes considérables (60 millions €), et va embaucher 8000 personnes. Financièrement le projet et beaucoup plus risqué ?

 


Non, car l’automobile électrique n’intéresse pas le groupe Bolloré, et l’investissement reste faible au regard des bénéfices du groupe, ce qui intéresse l’entreprise c’est sa batterie, la validation des choix techniques pour des applications dans l’industrie… Et quoi de mieux qu’une expérimentation en « vraie grandeur », avec des voitures qui roulent.  La vraie question c’est les batteries, le temps de charge, le vieillissement, et la puissance délivrée.

Pour une entreprise multinationale, un déficit est déductible de l’imposition,  de plus la création d’emploi offre des droits, des aides financières substantielles…

Si Autolib est un succès tant mieux ! Si c’est un échec financier tant mieux aussi !

 

© Oscar

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